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mercredi, août 02, 2006

Un tsunami est passé par là...

Parfois les mots ont besoin d’un certain temps pour arriver à maturation. Des impressions multiples et contradictoires m’ont assailli dès mon arrivée à Sumatra. Je les ai géré du mieux que j’ai pu et à présent surnagent de plus précises idées du monde qui m’entoure…
Meulaboh est une ville du nord de la côte ouest de l’île de Sumatra, dans la province d’Aceh.
Elle a été durement touché par le tsunami du 26 décembre 2004, tout comme la majeure partie de la côte de la province d’Aceh…

Le tsunami a été une dure épreuve pour tous les habitants d’Aceh. Une grande proportion de la population de la côte a disparu suite au passage de la vague dévastatrice. La gigantesque masse d’eau a non seulement détruit maisons et ouvrages routiers mais a charié des milliers de tonnes de débris et d’arbres sur plusieurs kilomètres à l’intérieur des terres. Nombreux survivants ont perdu des membres de leur famille ainsi que leur maison, leur jardin, leurs champs…



Ils n’ont plus rien après le désastre et doivent reconstruire leur vie.
Je les rencontre et les cotoie un an et demi après et il faut parfois que je fasse des efforts pour réaliser ce qui s’est déroulé pour chacun d’eux. Il est poignant d’entendre le témoignage de gens qui vous montrent de manière très simple l’endroit où se trouvait leur maison, là où il n’y a presque plus de trace d’anciennes contructions, hormis la partie émergée d’un puits ou quelques carrelages de l’ancienne salle de bain.


Meulaboh semble être une ville normale aujourd’hui. C’est seulement lorsque l’on s’aventure dans le quartier d’Ujong Karang, d’Indrapuri ou dans celui de Gampong Belakang situés tous trois sur une avancée de la ville vers la mer, que l’on se rend compte combien alors Meulaboh a pu être affectée.
Tout est rasé, des débris jonchent toujours le sol et l’endroit semble devoir être abandonné et confié à l’histoire, tel un sanctuaire que l’homme ne doit plus prétendre aborder.

La mer elle aussi semble avoir acquis une image singulière aux yeux des habitants d’Aceh. Les gens reconstruisent rarement les villages complètement rasés au même endroit. Souvent, ceux-ci sont relocalisés quelques kilomètres à l’intérieur des terres.
Peu de marcheurs le long des plages de sable fin. Encore moins de baigneurs. Mais ceci aussi est compréhensible. La mer ici est différente...

1 Comments:

Blogger Suzanne said...

ton témoignage est poignant......j'imagine combien ça doitêtre difficile pour eux.
En métropole ils ont été à la une de l'actualité il y a 1 an t aujourd'hui on en parle plus...
tout est à reconstruire et il leur faut vivre avec un passé douloureux; bon courage à chacun d'entre eux.
Bon courage à toi.
Je t'embrasse bien fort
Suzanne

10:23 AM  

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