quelques pensées

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dimanche, octobre 15, 2006

La rose du désert…

Dans un endroit qui m’aura marqué a vie, je peux l’affirmer malgré mon jeune age, j’ai rencontré une rose.

Elle était belle, et émanait d’elle la promesse de jours heureux…La fraîcheur de son être suggérait que la sève qui coulait en elle contenait toute la verve de la jeunesse et toute l’envie de faire partie du monde…

Elle ne semblait pas souffrir de la chaleur de compère Soleil à son zénith et ne semblait pas impatiente de voir les choses évoluer autour d’elle. Elle paraissait avisée de tout ce qui se passait et tendait à la compréhension de toutes choses. Des que je l’ai aperçue, rose dans le sable, j’ai eu envie de lui voler son image, ce que je fis non sans lui avoir demander sa permission…Elle me l’accorda exhalant un parfum mêlant poésie et silence…

Je ne l’ai pas revue depuis lors, hormis en songe. C’est à ces occasions qu’elle me parle. Au cours de ces instants privilégiés, ou je traverse l’espace et le temps, elle me parle de sa vie, rose dans le sable, elle me révèle ses rêves et ses espoirs, elle me parle de l’amitié, de la sincérité des gens, de l’amour,…et en l’écoutant je me dis qu’une rose peut être bien sage…Et une nuit, alors que mon rêve allait prendre fin, que j’allais passer d’un monde a l’autre, elle m’a affirmé que je ne lui avait pas volé son image, mais qu’au contraire, c’est mon image que je lui avait dérobée… J’étais parti, vers d’autres horizons et l’avais abandonnée là, vulnérable et seule. Je me suis réveillé, incapable d’aller contre le cours des choses et ne l’ai plus revue. Mes rêves ne me le permettent plus. Je ne sais si elle pense a moi de temps a autre. J’ai son image, mais elle perd de la substance chaque jour qui passe. Elle devient comme un rêve dont on se souvient par bribes. On en oublie une partie et on la remplace par des mots. Et quand les mots se tarissent, le silence prend l’oubli par la main et tout s’éteint.

Que faire alors ? Retrouver cet endroit ? Retrouver cette fleur dans le désert ? En serai-je capable ?

samedi, octobre 07, 2006

Un papillon...


Une nuit, perdu dans ces pensées, un papillon voletait sans but précis…
L’air était sec de l’absence de pluie et une brise semblait vouloir jouer avec ses fines ailes. Peu lui importait, si ce n’était de faire de belles rencontres. Ce soir la, peut être, lui permettrait il d’exhausser son souhait ? Il ne s’en préoccupait guère en réalité, la rencontre devait ce faire ou pas, voila tout. Le vol de ce soir pourrait être récompensé comme il pourrait ne pas l’être…Ces battements d’ailes avaient beau créer des courants d’air insoupçonnés, la rencontre devrait se faire a la faveur d’une équation d’un ordre très élevé…
Ce soir, la brise le porta plus loin que de coutume, dans des endroits connus pour être peuples d’ êtres singuliers, d’autres papillons pour la plupart, capables de lire dans les pensées, il ne s’était jamais aventure ici.
Il s’est peut être senti intimide par ce nouvel environnement, trouble de se sentir soudainement nu, dévoilé au plus profond de son âme. Pourtant il n’en laissa rien paraître, semblant au contraire s’accommoder a merveille de ce nouveau rapport aux autres. Il était lui-même et c’est ainsi que tous le voyaient.
C’est la que je l’ai rencontré, ce papillon parmi d’autres. Il a décidé se poser sur mon épaule et de m’accompagner toute une nuit…et même au delà. Peu importait le temps qui passait, il semblait que le papillon vivait en dehors de toute rationalité…Il n’avait semble-t-il aucune crainte de se brûler les ailes…n’allait-il pourtant pas de temps a autre caresse des rêves brûlants et dangereux pour son être ? Dans ce cas il s’en nourrissait et en fin de compte cela constituait son existence…
Ce qui faisait sa beauté étaient aussi son innocence et cette apparente naïveté, qui cachaient une véritable conscience du monde, de son monde, imprégné d’un subtil mélange de résignation et d’espoir.
J’ai été touché par cette rencontre, par cet être balancé par les vents de ce monde, ce monde qu’il se sait ne pas maîtriser mais au sein duquel il volette, allant de fleur en fleur jusqu'à se trouver. J’ose espérer que cette rencontre fut belle, je le ressens ainsi. Ephémère certes, mais belle.