quelques pensées

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vendredi, juin 20, 2008

Le Désert

Image de genèse perpétuelle, le désert me semble être le berceau de toutes vies et la fin de chaque être.

Des roses y poussent à la faveur des rêves. Des amours s'y font et se défont comme le souffle d'une respiration.

L'eau y fait de fugaces apparitions. Le temps y perd de sa substance.

Les prophètes, les sages et les fous s'y révèlent et je crois sincèrement que c'est le plus bel endroit du monde.

Vraiment c'est un endroit singulier, il m'est cher mais je le crains, je le respecte.

Je n'oserais prétendre pouvoir y vivre...tellement je suis corrompu par les vices de mon époque. Ceux qui peuvent se contenter de la pureté du désert ne sont pas nombreux. J'ai rencontré certains de ces anges et j'ai retrouvé en leur coeur une partie de ce désert.

Ce coeur est imprégné des images de la voute celeste débordante d'étoiles. Ce coeur est soulagé quand la nuit, le vent apporte un peu de fraicheur aux corps éprouvés. Ce coeur se nourrit de nostalgie, de poésie et de musique.

Quand je m'aventure dans le désert, je constate que les rêves que j'apporte avec moi sont d'un registre plus profond..j'ai l'impression à ce moment d'être connecté au monde entier, transcendant les distances et le temps.

J'embrasse tout à la fois, mes amours, mes amitiés et ma famille..

Alors je me souviens de ma place dans ce monde et l'humilité s'impose à moi..

dimanche, juin 15, 2008

Madrid

Madrid, Espagne...15h30,
j'envisage d'aller manger un morceau..je trouve mon bonheur près de l'hôtel dans lequel je loge...
Après ça je suis d'attaque pour visiter un peu la ville.

La plaza mayor trône incoutournable au sein de la cité madrilène..


















De nombreux parcs accueillent les passants en quête d'un peu de fraicheur. Ils servent d'écrin à d'impressionnantes bâtisses.



















L'Espagne, c'est un peu le pays du "jamon", pour preuve une photo de l'intérieur "del paradizio del jamon". Ce qu'on peut voir au plafond et accrochés au murs, ce sont de beaux jambons fumés qui entrent dans la confection de nombreux mets locaux..

La journée met du temps à démarrer ici...la nuit aussi..

0h00, on commence à se rendre compte que la nuit est là..alors tout se tourne vers l'assouvissement des plaisirs de la vie nocturne. Manger, boire, danser...le tout dans une atmosphère douce, dans une ambiance décontractée et souriante..

Ensuite à partir de 2h00, c'est le moment de se décider d'aller danser. Mes pas me guident vers le "danzoo" l'une des plus grosses boîte de nuit de la ville. Là, la queue à l'entrée est déjà impressionnante, mais le flux des gens entrant est assez rapide et 40 minutes suffisent à pénétrer cette antre de la musique électronique, un énorme bâtiment pouvant contenir plusieurs milliers de danseurs et bougeant aux rythmes puissants. Les musiques sont tantôt teintées de basses grasses et sombres tantôt ponctuées de sons stridents, suraigües, le tout orchestré par le dj, cette sorte de prêtre des temps modernes.



On ne voit pas le temps passer, les rythmes sont hypnotiques et la transe fait son oeuvre. La nuit se prolonge au delà de l'aube.



7h00, je prends le métro pour rejoindre mon hôtel, les oreilles encore bourdonnantes...
Sur la route quelques images me confirment que Madrid possède bien plusieurs visages..

lundi, juin 09, 2008

Une rose loin du désert

J'ai souvent rêvé d'elle, mais le temps a fait son oeuvre, la rose que j'avais rencontrée au coeur du désert s'est fanée.
Je n'ai pas osé la rechercher et désormais elle restera parmi ces souvenirs que l'on aime garder au fond du coeur. Les images s'atténuent pour devenir floues et laisser place à l'oubli..doucement.

C'est alors que j'ai aperçu une autre rose. De manière tout à fait inattendue, au détour d'un chemin sinueux bordé de fleurs aux senteurs enivrantes, elle était là, fraîche et belle. A sa vue, beaucoup d'émotions et de souvenirs que je pensais révolus, dilués dans mes songes ont rejailli subitement. Pourtant elle ne ressemblait pas à celle que j'avais rencontrée là bas. Ces pétales rouge sombre lui donnaient un air majestueux et secret à la fois.
Alors je me suis arrêté au bord du chemin et nous avons conversé simplement, comme si nous nous connaissions depuis toujours. Je n'ai pas eu besoin de me dévoiler, elle avait sondé mon âme et m'avait compris.
Elle, mystérieuse, ne s'est pas étendue longtemps sur son histoire, que je suppose riche de rencontres. Beaucoup de personnes ont déjà du passer par là pour trouver au bord du chemin ce témoignage de la beauté du monde. Nous avons discuté longuement et enfin, avant que je m'en aille, elle m'a parlé de sa passion pour la musique, l'a évoquée de manière simple et pure.
Sans me faire aucun reproche, ses paroles ont parlé à mon âme et m'ont suggéré de tenter de retrouver cette musique qui m'a fui pendant trop longtemps...

mardi, juin 03, 2008

Vert et Gris...


Nantes, mon nouveau chez moi...

Je ne sais encore combien de temps je demeurerai ici. Quelques semaines ? Quelques mois ? Des années ?
J'ai l'intention de vivre ces instants pleinement en tout cas.
Un ami m'a fait remarqué que quelques couleurs dominent ici. Le vert et le gris. L'un et l'autre jouent de malice pour dominer le concurrent. Des alliés plus où moins fidèles, variablement valeureux leur prêtent main forte ou bien les abandonnent subitement. J'ai vu à l'oeuvre compère Soleil qui semble se faire bien timide face à madame Pluie. Ou bien est-il trop occupé à d'autres tâches ? Peut-être qu'il réserve ses rayons à d'autre lieux ou d'autres temps. Alors en tout cas, le gris sourit.
Il faut dire aussi que Madame Pluie aime rendre service ici. Elle rend le vert plus profond et le gris plus présent.
Monsieur Vent apporte du gris ou le chasse suivant ces humeurs...Il fait danser les feuilles vertes et orchestre en quelques sorte la farandole de la vie.





Je suis heureux de faire partie de cette farandole et de vous y tenir la main...


lundi, juin 02, 2008

Une rencontre dans le train

Aujourd'hui, je me suis permis une petite transgression des us..
J'ai donné libre cours à la simple expression d'un goût désintéressé au travers de mots échangés au clavier.
Je m'explique. Dans le train pour Paris, je me suis retrouvé en vis-à-vis d'une charmante jeune demoiselle. Ces yeux était d'un bleu particulièrement clair et des lèvres généreuses soulignait son visage assez pâle et aux fins contours.
Il était difficile de ne pas jeter régulièrement un regard sur son visage ou même sur son corps qui était lui aussi bien dessiné..C'était plus fort que moi.
Pour ne point insister de trop et risquer de l'importuner, je me suis mis à continuer ma lecture "Sur le bord de la rivière Piedra, je me suis assise et j'ai pleuré."
Mais là, ma lecture m'a rapidement inspiré ce qui suit : j'ai pris mon ordinateur et j'ai écrit un court texte qui lui était destiné. J'ai à peine hésité quelques minutes et lui ai présenté mon ordinateur en lui demandant de lire..

"Le destin des montagnes doit être terrible, elles sont obligées de contempler toujours le même paysage."

Je vous contemple depuis une presque une heure déjà et je dois avouer que je ne m'en lasse pas.
J'espère seulement que ces mots ne vous gèneront pas.

C'est stimulant de se dire en certains instants que l'on pourrait faire des choses insensées ou simplement inhabituelles..
Le fait de demander à une personne son nom juste sous le simple prétexte d'aimer connaître le nom des belles choses...
Le fait de lui demander son nom, non pas par la parole mais par l'écriture sur le clavier d'un ordinateur.
J'aime les rencontres et les échanges improbables, même s'il sont courts et fugaces. Ils m'auront permis de me sentir faire partie de ce monde.

Quel est votre nom ?

Elle a sourit à plusieurs reprises en lisant ces mots. Elle en était d'autant plus jolie. Puis elle a commencé à taper, puis me rend l'ordinateur.

Fanny..enchantée..et toi?:)

J'écris

Frédéric

Je lui rends, elle écrit

ok..merci en tout cas...c'est très gentil

Alors, je suis heureux, je considère que l'échange fut bon. Je me replonge dans ma lecture. Seulement quand le train ralentit en arrivant à Paris, je lui adresse encore ces quelques mots.

Merci pour l'échange.
Bons vents à toi...Fanny

Elle écrit

pareillement...Je suis très flattée d'autant plus qu'il a du te falloir une sacrée dose de courage pour m'écrire ce petit mot...c'était ton petit défi du jour...

Ensuite, le train à quai, elle se lève, me gratifie d'un beau sourire et s'en va en me saluant. Il ne m'en faut pas plus pour être tout simplement heureux de ce moment passé dans ce train.